Flocage coupe-feu : comment est définie l’épaisseur à appliquer ?

par | 24 Sep, 2026 | Informations

Sur un chantier de protection incendie, la question revient à chaque consultation : quelle épaisseur de flocage coupe-feu faut-il projeter ? La réponse ne se devine pas et ne se négocie pas. Elle découle d’une exigence réglementaire, d’un support et d’un produit dont les performances ont été mesurées en laboratoire. Voici comment IPGO la détermine, du CCTP au procès-verbal de fin de chantier.

1. Le point de départ : la durée de résistance au feu exigée

Le maître d’œuvre ou le bureau de contrôle fixe, pour chaque élément de structure, une exigence de stabilité au feu (R) ou de résistance au feu (REI) exprimée en minutes : 30, 60, 90, 120 minutes… Cette exigence dépend du type de bâtiment (logements collectifs, parking couvert, établissement recevant du public, industrie), de sa hauteur et de la réglementation applicable. C’est la première donnée d’entrée : sans elle, aucune épaisseur ne peut être annoncée sérieusement.

2. Le support : acier, béton ou bac collaborant

Le flocage ne se comporte pas de la même façon selon ce qu’il protège. Sur une poutre ou un poteau en acier, l’objectif est de retarder le moment où l’acier atteint sa température critique, celle à partir de laquelle il perd sa capacité portante. Sur une dalle béton ou un plancher collaborant, il s’agit de limiter l’échauffement des armatures ou de la tôle. Pour l’acier, le paramètre clé est le facteur de massivité du profilé (rapport entre le périmètre exposé et la section) : un profilé fin s’échauffe plus vite qu’un profilé massif et demande plus d’épaisseur.

3. Le produit et ses justificatifs

Chaque produit de flocage coupe-feu dispose de rapports d’essais réalisés selon les normes européennes, et le plus souvent d’une évaluation technique (avis technique, ETE) qui en résume le domaine d’emploi. Ces documents contiennent les tableaux d’épaisseurs : pour un support donné, une massivité donnée et une durée donnée, l’épaisseur nominale à appliquer. IPGO travaille avec des produits de fabricants reconnus et transmet ces justificatifs dès le devis, pour que le bureau de contrôle puisse valider la solution avant le démarrage.

4. La mise en œuvre et le contrôle sur chantier

L’épaisseur théorique ne vaut que si elle est réellement appliquée. Nos équipes préparent le support selon les prescriptions du fabricant (propreté, primaire d’accrochage si nécessaire), projettent le produit en une ou plusieurs passes, puis contrôlent l’épaisseur à l’aide de jauges à intervalles réguliers. Les zones difficiles — retombées, ailes de profilés, jonctions — font l’objet d’une attention particulière. À la fin de l’intervention, nous remettons un procès-verbal d’épaisseurs et les fiches produits pour le dossier des ouvrages exécutés.

5. Ce qu’il faut retenir pour votre consultation

  • Indiquez dans le CCTP la durée exigée et la nature exacte des supports (profilés, épaisseurs de dalle) : le chiffrage sera juste du premier coup.
  • Demandez les justificatifs du produit proposé avant de comparer les offres : deux épaisseurs différentes ne sont pas comparables si les produits n’ont pas le même classement.
  • Prévoyez l’intervention avant les réseaux et les faux plafonds : le flocage doit pouvoir atteindre toutes les faces exposées.

Depuis 2013, IPGO réalise les flocages coupe-feu et thermiques des logements collectifs, parkings, bâtiments tertiaires et industriels depuis Toulouse, Bordeaux et Béziers. Pour un chiffrage sur plans, contactez-nous ou consultez notre page isolation coupe-feu. Pour les structures apparentes, voir aussi la peinture intumescente.

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