Quelle épaisseur d’isolation pour les combles perdus ?

par | 26 Fév, 2025 | Informations

Piges de contrôle d’épaisseur pour isolation soufflée

Pour des combles perdus, l’épaisseur d’isolant ne se choisit pas au hasard : elle découle de la résistance thermique R visée et de la performance de l’isolant choisi. Voici comment la déterminer, et les points à contrôler avant et pendant les travaux.

Quelle résistance thermique viser ?

Pour que les travaux ouvrent droit aux primes CEE (certificats d’économies d’énergie), la fiche d’opération standardisée BAR-EN-101 exige une résistance thermique de l’isolant posé d’au moins R = 7 m².K/W pour des combles perdus (et R = 6 m².K/W pour des rampants de toiture). Seul l’isolant nouvellement mis en place est pris en compte dans ce calcul.

C’est donc cette valeur de R, et non une épaisseur, qui doit apparaître clairement sur votre devis, avec la marque et la référence de l’isolant.

Comment passer de R à une épaisseur ?

La relation est simple : épaisseur (m) = R × λ, où λ (lambda, en W/m.K) est la conductivité thermique de l’isolant, indiquée sur sa fiche technique ou son certificat ACERMI. Plus λ est faible, plus l’isolant est performant et plus la couche peut être fine.

Exemples de calcul pour atteindre R = 7 m².K/W :

  • isolant de λ = 0,035 W/m.K : 7 × 0,035 = 24,5 cm ;
  • isolant de λ = 0,040 W/m.K : 7 × 0,040 = 28 cm ;
  • isolant de λ = 0,045 W/m.K : 7 × 0,045 = 31,5 cm.

Ces chiffres sont des calculs d’exemple : l’épaisseur réelle se détermine toujours à partir de la fiche du produit effectivement posé.

Isolant soufflé : attention au tassement

En combles perdus, l’isolant est le plus souvent soufflé en vrac (laine minérale ou ouate de cellulose). Ces isolants se tassent avec le temps : il faut donc souffler une épaisseur supérieure à l’épaisseur utile. Le certificat ou la fiche technique du produit indique, pour chaque résistance thermique, l’épaisseur à mettre en œuvre et le nombre de sacs par m².

Les bonnes pratiques prévoient des repères de hauteur fixés sur la charpente avant le soufflage, pour contrôler l’épaisseur sur toute la surface, ainsi qu’une fiche de chantier indiquant le produit, la surface isolée, l’épaisseur et la résistance thermique obtenue.

Les points à vérifier avant d’isoler

  • Le plancher support : il doit pouvoir supporter le poids de l’isolant, en particulier avec des produits denses.
  • Les points chauds : conduits de cheminée, spots encastrés et boîtiers électriques doivent être protégés selon les règles de l’art avant le soufflage.
  • La ventilation de la toiture : les entrées d’air en bas de pente ne doivent pas être obstruées par l’isolant.
  • La trappe d’accès : elle doit être isolée et étanche pour éviter un point faible.
  • L’humidité : un pare-vapeur peut être nécessaire selon la nature du plancher et de l’isolant.

Aller au-delà du minimum ?

Viser une résistance supérieure au seuil de R = 7 améliore encore le confort, notamment l’été, pour un surcoût souvent limité puisque l’essentiel du temps de chantier reste identique. Il faut en revanche vérifier que le plancher le permet et que la hauteur disponible sous toiture reste suffisante.

Faire isoler vos combles par IPGO

IPGO réalise l’isolation des combles perdus par soufflage depuis 2013. Chaque devis doit préciser l’isolant utilisé, l’épaisseur mise en œuvre et la résistance thermique obtenue, pour comparer les offres en toute clarté.

Demandez votre devis gratuit.

Source : fiche d’opération standardisée CEE BAR-EN-101 « Isolation de combles ou de toitures », ministère de la Transition écologique.

AppelerDevis gratuit